-Je suis inventif, dit Price. Je suis créatif, je suis jeune, sans scrupules, extêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable à la société. Je suis ce qu’on appelle un atout. Price se calme, il continue de regarder fixement par la vitre sale du taxi, probablementle mot PEUR bombé en rouge sur la façade d’un McDonald’s, au coin de la Quatrième et de la Septième. <<En fait, il n’en reste pas moins que personne n’en a rien à foutre de son travail, moi, je déteste mon travail, et toi, tu m’as dit que tu détestais le tien. Et qu’est-ce que je suis censé faire ? Retourner à Los Angeles ? Il n’y a aucune alternative. Je ne suis pas passé de l’UCLA à Stanford pour supporter cela. Je veux dire, est-ce que je suis le seul à penser qu’on ne gagne pas assez ?
Archiwum z lipiec, 2006
Un protagoniste
lipiec 20, 2006La rue
lipiec 19, 2006“Abandonne tout espoir, toi qui pénètres ici” peut-on lire, barbouillé en lettres de sang au flanc de la Chemical Bank, presque au coin de la Onzième Rue et de la Première Avenue, en caractères assez grands pour être lisibles du fond du taxi qui se faufile dans la circulation au sortir de Wall Street, et à l’instant où Timothy Price remarque l’inscription un bus s’arrête et l’affiche des Misérables collée à son flanc lui bouche la vue mais cela ne semble pas contrarier Price, qui a vingt-six ans et travaille chez Pierce & Pierce, car il promet cinq dollars au chauffeur, un Noir, un étranger, obtempère.
Liban.
lipiec 18, 2006Le visage tiré par la fatigue, après une traversée morose, les passagers du «Iera Petra», le ferry affrété par la France pour évacuer ses ressortissants, sont arrivés à Larnaca (Chypre) mardi matin. Les familles doivent maintenant prendre l’avion pour regagner la France.
Le ferry affrété par la France pour évacuer ses ressortissants souhaitant quitter le Liban, soumis à des bombardements israéliens, est arrivé à Larnaca (Chypre) mardi vers 7 heures 15. 900 passagers, dont environ 750 Français, ont été évacués, selon l’équipe du ministère des Affaires étrangères présente à bord du bateau parti de Beyrouth lundi soir. Les familles françaises doivent rejoindre la France ce mardi dans deux avions affrétés, et les ressortissants étrangers seront confiés aux autorités consulaires de leurs pays.